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Traces créatives pour l’enseignement de la LSF

Mis à jour le 21 mars 2017

Porteur de projet : Isabelle Estève (LIDILEM, UGA)

L’objectif de ce projet est de proposer, aux futurs enseignants de Langue des Signes Française (dorénavant, LSF), des ateliers d’expérimentation-création pour développer des outils pédagogiques créatifs autour de la poésie. Ces ateliers viseront à expérimenter les modalités de transmissions possibles en l’absence d’écriture et la création de nouvelles formes de « traces ». La LSF n’a, en effet, pas de système d’écriture. Sa substance visuo-gestuelle rend difficilement applicable, par ailleurs, l’utilisation d’un autre système d’écriture existant répondant à des contraintes linéaires et temporelles. Le passage à l’écrit nécessite donc de recourir à une autre langue : la langue vocale (ici, le français) ; et implique donc d’emblée des processus de traduction. Contourner le passage systématique par le français, amène dès lors à explorer comment faire trace autrement que par l’écrit. La question de la trace implique donc un élément central dans la création elle-même, dans la transmission de cette création, dans l’exploitation qui peut en être faite dans le cadre de l’enseignement par exemple. : quelle trace donner à la poésie signée ? quelle trace la vidéo permette- elle de garder ? Est-il pertinent de penser une trace autre que la captation vidéo ? Dans quelle mesure « l’écriture » de la LSF, qu’elle soit vidéo, dessinée ou autre, transforme-t-elle la langue ?

Il s’agira donc d’explorer, à travers des ateliers d’expérimentation-création de la trace comme une forme de création :

  • Proposition de traces pour garder traces de ses créations pour soi, pour les autres

  • Des processus d’expérimentation de traces : dessin, vidéo, autre procédé graphique/plastique

  • Création de boîte à outils pédagogique : mise en forme de la matière poétique pour l’enseignement

Les réflexions sur la question de la trace rejoignent, au-delà de la question de la poésie, des préoccupations clefs tant au niveau pédagogique : quelle matérialité pour les supports d’enseignement de la LSF? quelles traces pour garder en mémoire chez les apprenants entendants ? sourds ? (prise de notes) ; qu’au niveau linguistique : quelle trace pour la transcription de la LSF ? Comment la transcription linéarisée peut influencer la description de la langue, l’analyse ?
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